Tout savoir sur la transmission d’entreprise et tout de suite

Préfacé par Nicolas Dufourcq de Bpifrance, cet ouvrage du CRA (Editions PRAT),
« Transmettre ou reprendre une entreprise »
le plus récent dans son domaine (Edition 2016),
vous donne toutes les clés pour bien préparer et réussir votre cession d’entreprise.

Cliquez sur la vignette ci-dessous, et vous obtiendrez instantanément (vous qui me suivez à des milliers de km d’ici) le guide en version numérique, pour à peine 15 Euros! (meilleur Prix Amazon, avec une économie de 35% sur la version imprimée).

Vous pourrez le lire sur votre tablette, chapitre par chapitre, quand et où vous le voulez !

Au delà de votre propre travail de préparation en tant que cédant, vous comprendrez mieux la position de votre candidat acheteur à chacune des 10 étapes de la cession, avec ses raisonnements et sa tactique de négociation.

Vous y découvrirez de nombreux témoignages, cas concrets, documents de préparation pour votre future cession.

Quelques commentaires sur les points les plus importants à mes yeux :

Une bonne préparation personnelle à votre cession d’entreprise : pour vous et votre entourage

Pour en avoir le coeur net, rien de mieux que de faire le test Cédant proposé dans le guide :

Test de préparation à la cession

Test de préparation du cédant
Vous avez toutes les réponses dans le guide pour savoir, objectivement, si :
vous n’êtes pas vraiment prêt, vous et votre entreprise, tellement il reste de points à traiter
– vous semblez décidé personnellement, mais il reste beaucoup à faire pour rendre votre entreprise vendable rapidement aux yeux d’un repreneur
– vous et votre entreprise sont en ordre pour que vous puissiez vendre maintenant.

Puisque dans 2 cas sur 3 la cession a pour motif le départ en retraite, il est important de définir votre nouveau projet de vie et de savoir le présenter.
En tout cas votre repreneur cherchera à le comprendre.

Il faut que vous soyez clair par rapport aux enjeux de la cession pour votre famille, au sens large : y a-t-il des intéressés? Leur avez-vous clairement demandé?

Prouvez que vous avez pris vos décisions depuis 2 à 3 ans dans la perspective d’une transmission prochaine, au moins sur un plan personnel : retraite, assurances, patrimoine, fiscalité, …
Autant de sujets sur lesquels vous devez être parfaitement informé et déterminé.

Une bonne préparation de l’entreprise : indispensable pour la réussite de votre cession

Etre décidé personnellement à céder votre entreprise est une chose.
Maintenant est-elle organisée pour l’être dans de bonnes conditions?

Rappelez vous le temps de préparation nécessaire, avant de déclencher l’annonce (anonyme) de mise en vente : 1 à 2 ans en moyenne.
Lorsque ce n’est pas 5 ans si vous voulez infléchir sérieusement le positionnement et l’organisation de votre entreprise.

Temps de préparation de la transmission d'entreprise

Le guide vous aide à passer en revue tous les aspects opérationnels de votre activité, que ne manquera de vous demander votre repreneur.
En voici la liste telle que présentée et commentée, point par point, dans le Guide CRA :

Diagnostics opérationnels avant cession

 

Maintenant que le dossier de présentation de votre entreprise est prêt, vous allez recevoir les premiers candidats, du moins d’abord les 3 ou 4 que vous avez présélectionnés.

Quel type de cession et comment vous y prendre tout au long du processus ?

La première décision est de savoir quel type de vente souhaitez-vous réaliser :
– le fonds de commerce ?
– ou les titres de la société ?

Dans le guide voici le tableau résumé des incidences fiscales sur chaque mode de cession :

Choix de type de cession d'entreprise

 

Arrive maintenant la phase psychologique de la relation que vous allez construire pas à pas avec votre candidat repreneur.
En voici les principales étapes :

Titre_BonnesPratiques
BonnesPratiques_Nego

Donc 3 moments clés :
– être parfaitement au clair sur la présentation de votre entreprise, pour avoir la réponse prête à toute question de votre repreneur. C’est le pouvoir de convaincre.
A condition que ce ne soit pas des questions des détail, qui n’ont pas leur place ici.
savoir négocier raisonnablement à condition d’être dans une fourchette de prix le permettant, et d’être au prix de marché d’après la méthode des flux financiers nets.
Tout écart de prix entre vous et votre repreneur supérieur à 15 – 20 % sera difficile à négocier.
Sachez-le. Préparez-y vous.
– régler les derniers points de votre train de vie avec efficacité : période d’accompagnement, bail si SCI, voiture de fonction, ….

Les aspects financiers de la cession d’entreprise

Avant même que d’aborder l’éternel problème de valorisation, estimez ce que va vous coûter l’opération de cession elle-même.
Voici le tableau indicatif du guide, pour une cession sans faire intervenir d’intermédiaire:

Couts d'opération de cession sans intermédiaire

Le Guide CRA est très détaillé sur les différentes méthodes de valorisation.
Il illustre par des cas concrets les résultats de l’application des méthodes.
En voici un exemple sur la méthode des flux financiers nets, méthode très prisée par les repreneurs, car celle qu’ils doivent présenter à leur banquier pour obtenir leur financement.

Valorisation par les flux financiers nets


Conclusion :

Avec ce Guide CRA 2016, vous disposez de toutes les informations à jour et, surtout, de témoignages concrets, issus de 30 ans d’expérience de transmission de PME.

Action :

Vous pouvez aussi commander le guide en version papier, sur Amazon, au prix de 24 Euros.
Vous serez livré à domicile (France) dans 48 à 72h.

Merci pour votre attention.
A bientôt.
Jacques Jourdy

Les 3 grands types de modèle d’activité pour votre PME

En fait il existe 3 grands types de modèle d’activités possibles pour votre PME, avec plusieurs variantes à l’intérieur de chaque type :

–       la production

–       la résolution de problèmes, à base de matière grise

–       la mise en ligne d’une plate-forme d’échanges électroniques

(version podcast, à écouter, ou télécharger (clic droit) en bas de l’article)

Quelles activités clés votre proposition de valeur exige-t-elle ?

  • Le modèle industriel d’activités centré sur la « production » (des achats à la livraison)

1) l’activité de production a souvent été prépondérante dans un métier stabilisé

C’est le modèle de base de toute activité industrielle.

C’est bien souvent le savoir faire spécifique de votre métier que de savoir disposer des équipements, de l’organisation et des compétences permettant de fabriquer un produit de qualité selon les règles de l’art (qualité, coût, délai).

Mais souvenez vous de l’article précédent sur les ressources clés : même si cela reste une activité clé, vous pouvez peut-être avoir intérêt à la confier à un partenaire stratégique

(ce sera le sujet de la semaine prochaine …)

2) mais la capacité de conception de nouvelles solutions devient stratégique

Dans l’article sur votre proposition à valeur ajoutée, vous vous rappelez que la conception de votre offre, qui doit partir d’une analyse très fine des besoins de votre client, et surtout de ses problèmes client non résolus, est un moment clé stratégique.

En effet de votre nouvelle approche des problèmes client, vous serez à même d’élaborer une offre différenciante de la concurrence et de développer ainsi votre CA.

3) et à l’activité de livraison il faut aujourd’hui ajouter la relation client

Les diverses solutions de livraison – transport sont aujourd’hui largement accessibles à toute PME.

Objectivement vous avez peu de chance de vous distinguer par ce stade de coût, sauf si cette livraison demande des conditions de réalisation de qualité particulière.

Par contre le « suivi » du client dans son usage de votre produit – prestation est absolument primordial de nos jours pour comprendre instantanément l’évolution de ses besoins.

  • Le modèle humain centré sur la « matière grise », la résolution de problèmes

1)   Les grands services à la personne, à la collectivité

Education, santé, justice, … sont des activités, non physiques, dont le modèle économique repose en particulier sur la dispensation et l’application de savoirs et pratiques pour chaque personne.

L’Education suppose la formation d’un corps enseignant et la mise en œuvre de programmes et principes pédagogiques.

C’est la transmission d’un savoir, savoir faire et savoir être, en vue d’une activité professionnelle à terme, dans la plupart des cas. C’est de la matière grise.

La Santé repose sur la formation d’un corps médical et une organisation de mise à disposition  et de financement des soins.

Le diagnostic, la prescription thérapeutique, ou l’acte médical sont des activités à fort contenu de matière grise (10 ans d’étude en moyenne).

La Justice, par son ministère, son organisation, ses jugements, fait appliquer la loi et la fait évoluer selon une doctrine. C’est encore une activité de matière grise.

Tous ces services sont organisés et gérés en partie par la puissance publique, et en partie par des acteurs privés (professeurs,médecins,avocats).

Dans votre entreprise, ces activités de matière grise se déclinent sur un mode fonctionnel.

C’est :

–       la Formation continue,

–       l’organisation et le contrôle d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail

–       la maîtrise du Droit du travail

Ces fonctions sont remplies par une responsabilité administrative au sein de votre PME.

Dans certains métiers, elles peuvent revêtir une importance significative :

–       les plans de formation continue (en plus des évolutions technologiques, les évolutions réglementaires nécessitent des chantiers de formation importants),

–       la maîtrise des contraintes environnementales (sur le plan de la santé, du droit, …)

–       le management des risques

–       … etc.

Enfin, au delà des responsabilités administratives communes à toutes les PME, le métier exige également un fort potentiel de matière grise pour la conception et la réalisation de l’offre technique et marketing.

De même le développement de nouveaux produits et le dépôt de brevets sont bien sûr des activités de matière grise.

2) les activités d’ingénierie et de conseils : la résolution de problèmes

Dans les activités d’ingénierie et de conseils, le cœur de métier consiste à répondre à des demandes techniques sur mesure, de clients uniques.

Chaque affaire à traiter demande d’abord de la matière grise pour résoudre le problème, avant de mettre en œuvre un assemblage particulier de techniques, de matériels et de compétences.

Ces activités demandent une maîtrise particulière de la gestion des connaissances, y compris des méthodes de travail collaboratif : prestataire <-> client, jusqu’à de la formation client.

  • Le modèle « électronique » centré sur une plate-forme d’échanges de données, à partir d’un réseau :

1) le modèle de mise en relation automatisée entre l’offre et la demande

Toutes les activités de marché (bourses de matières premières, bourse de valeurs financières, et même les petites annonces professionnelles) reposent aujourd’hui sur des plates-formes électroniques.

Ces systèmes professionnels se sont même étendus à des relations entre particuliers, acheteur <-> vendeur.

L’exemple d’eBay est connu.

Et « Le Bon Coin », en France, est le 1er site internet français par son trafic (excepté les acteurs de réseaux internet : Google, Facebook, Yahoo) devant Orange ou Free ou les sites d’information (presse, télé)!

2) le modèle de plate-forme d’échanges électroniques multi – partenaires :

C’est un modèle plus sophistiqué que le précédent, car il repose sur la réalisation de transactions ( et pas seulement une mise en contact 1 à 1) qui concernent plusieurs acteurs.

L’exemple le plus connu est celui des plateformes de télépaiement qui mettent en relation le commerçant, l’établissement bancaire et le client final.

Au delà de l’aspect tripartite, c’est l’environnement de traitement sécurisé des données qui représente une valeur ajoutée importante.

Les activités clés sont de développer, gérer et promouvoir la plate-forme et le réseau y attenant.

La plate-forme iTunes d’Apple est un exemple d’une plate-forme de transactions et de téléchargement instantanés, multi-partenaires.

 

CONCLUSION :

Votre métier ne vous permet certainement pas de passer d’un de ces 3 types de modèle d’activité à un autre.

Cependant, que ce soit dans le monde de la fabrication industrielle, ou celui des prestations de services, la mise en place de nouveaux canaux de contact client (Chapitre 2) peut vous être d’une grande utilité pour capter une clientèle à la pointe des évolutions de votre métier.

A vous d’être le premier à le faire dans votre métier, dans votre région !

 

ACTION : Passez en revue vos activités clés en regard des attentes de vos clients dynamiques et posez vous la question d’introduire quelques changements.

A EXPERIMENTER !

 

Voilà pour aujourd’hui.

La semaine prochaine : chapitre n°8 : Vos partenaires stratégiques

Merci pour votre attention.

Posez moi vos questions dans l’espace Commentaires.

A la semaine prochaine.
Jacques Jourdy.

Travaillez dès aujourd’hui cette question stratégique : Sur quels types de modèle d’activités vous concentrer dans votre PME?

Evitez les illusions sur la cession de votre entreprise

 Bonjour,

Ne tombez pas en proie à des illusions sur la cession de votre entreprise, comme évoqué dans le premier article de ce blog « Comment changer les pratiques de la transmission d’entreprise »

Vous ne vendrez, peut-être, votre entreprise qu’une seule fois dans votre vie?

Alors, bien comprendre, avant la cession, le processus d’une transmission vous aidera à prendre les meilleurs décisions quant à un éventuel besoin d’aide extérieure.

4 illusions classiques à combattre :

ILLUSION N° 1 – VOUS POUVEZ VENDRE VOTRE PME VOUS MEME!

Beaucoup de cédants croient qu’ils sont assez qualifiés pour vendre leur entreprise sans aucune aide professionnelle. Nombre d’entre eux sont des entrepreneurs ayant fait face à toutes sortes de défis, et, de plus, sont souvent le vendeur clé pour leur entreprise.

Mais la cession d’une entreprise n’est pas comme la vente d’un produit ou d’un service.

Si vous cherchez à vendre vous-même, la confidentialité sera difficile à garder. Et si le bruit d’une vente possible de votre société se répand, il y a des risques certains de perdre des clients, des employés, voire des repreneurs éventuels.

Avez-vous vraiment le temps de gérer votre entreprise toujours mieux, et, en même temps, de compiler, tout seul, des documents de présentation de niveau professionnel, sans aucune aide extérieure?

Lorsque vous cherchez à vendre, vous voulez mettre davantage l’accent sur la gestion de votre entreprise, booster vos ventes et donc ne pas vous attaquer à de nouveaux défis …

Or la cession de votre entreprise en est un!

ILLUSION N° 2 – VOUS VENDREZ QUAND VOUS SEREZ PRET …

Certes, vous devez, d’abord, être mentalement et émotionnellement prêt à vendre. Mais la préparation psychologique n’est qu’un aspect.

Le prix de cession peut être affecté par de multiples facteurs, de plus en plus aléatoires : la concentration de la concurrence, une baisse subite des prises de commandes, la montée en puissance de nouvelles technologies que vous ne maîtrisez pas complètement, mais aussi le départ d’un salarié, … etc.

Bref, la coïncidence entre la date de votre prise de décision et celle de l’optimum de votre activité est plus qu’aléatoire.

Il faut plutôt se préparer, sans précipitation, à la constitution d’un dossier en béton, pour pouvoir réaliser rapidement la sélection parmi plusieurs offres de repreneurs accrochés à votre dossier de cession d’entreprise.

ILLUSION N° 3 – VOUS ETES CERTAIN DE LA VALORISATION DE VOTRE PME

Certains Chefs d’entreprise fondent la valeur de l’entreprise sur ce dont ils ont besoin pour leur retraite : ils veulent, par exemple, 100.000 Euros / an (rente), pour rémunérer des années de labeur – ce qui représenterait un capital minimum de 2,5 Millions d’Euros!!!

D’autres encore utilisent des multiples communément pratiqués dans le secteur d’activité donné. Ce n’est pas forcément pertinent pour votre entreprise particulière.

Enfin d’autres se fient uniquement à leur bilan.

Mais, n’oubliez pas que « Votre entreprise vaut plus que son bilan »

Une évaluation par un tiers est indispensable si vous envisagez sérieusement la vente de votre entreprise. Vous pouvez demander l’avis de votre expert-comptable, celui de votre banquier, mais cela ne suffit pas. Il est préférable d’interroger un expert en cession d’entreprise.

Au delà d’une simple évaluation, le but est de réaliser une analyse approfondie de l’entreprise et du marché, du potentiel de développement possible, et donc de l’intérêt stratégique pour certaines cibles d’acheteurs.

Ce n’est pas pour autant qu’il faut obligatoirement :

  • soit sous traiter tout le processus de transmission à un cabinet spécialisé en la matière
  • soit ne demander qu’une prestation d’évaluation à une « officine » qui vous donnera un prix merveilleux, mais qui ne vous assistera pas pour la vente …

A définir cas par cas, là où vous avez intérêt à recueillir un avis externe et expérimenté.

ILLUSION N° 4 – C’EST COMME VENDRE VOTRE MAISON

La phase de préparation pour vendre votre maison peut prendre quelques semaines, et vous faites passer une annonce en direct ou après d’un intermédiaire. Il n’y a pas de problème de confidentialité.

Une fois que vous obtenez une offre satisfaisante, vous signez chez le notaire, remettez les clés et pouvez déménager.

Vendre une entreprise est beaucoup plus complexe.

Une cession d’entreprise réussie exige habituellement beaucoup de planification préalable, souvent un an auparavant, voire plus si vous voulez avoir le temps doptimiser sa valorisation.

D’ailleurs concernant l’anticipation de votre cession et, particulièrement, de l’actif immobilier de votre entreprise, vous avez tout intérêt à constituer une SCI.

D’autre part, les documents juridiques d’une cession d’entreprise sont autrement plus complexes qu’un acte authentique de bien immobilier.

Votre maison se vendrait en moyenne en moins de quatre mois, alors que le délai de vente de votre entreprise sera en moyenne de neuf mois à un an.

Une fois votre entreprise vendue, vous pouvez vous attendre à mettre au moins quelques mois, voire quelques trimestres, à accompagner votre repreneur, contribuant à faire de votre transmission un véritable succès pour lui et pour vous …

Conclusion : Il faut aller sur le marché des cessions d’entreprises avec des attentes réalistes, et définir précisément les points clés sur lesquels vous aurez besoin d’assistance, pour éviter les illusions sur la vente de votre entreprise.

A vous de réagir dans le commentaire ci-dessous, comme d’habitude.

Avez vous connu autour de vous des cas réussis de cessions entièrement réalisées par le cédant lui-même?

Voyez-vous d’autres illusions sur la cession d’entreprise?

A bientôt.

Jacques Jourdy.

Le dossier stratégique de transmission d’entreprise

Bienvenue sur le blog de la transmission d’entreprise!

Aujourd’hui un article de fond (Catégorie « Méthodes ») pour vous transmettre l’expérience de l’élaboration d’un excellent

« DOSSIER STRATEGIQUE DE TRANSMISSION DE VOTRE ENTREPRISE ».

Les deux précédents articles, (cliquez dessus)

« Un excellent Guide sur la transmission d’entreprise »

et

« Votre entreprise vaut plus que son bilan »

mentionnent bien le dossier de présentation comme document très important du processus de transmission d’entreprise.

Certes. Mais toute la différence vient de la façon dont il est constitué et de ce qu’il apporte au repreneur potentiel. Il faut qu’il ait du relief, il ne faut pas en faire une présentation plate, auto-sufffisante!

Voyons les 3 chapitres essentiels, et dans chacun d’eux, ce qu’il faut faire et ne pas faire :

  • ACTIVITES ET RESSOURCES STRATEGIQUES DE L’ENTREPRISE

    • Activités et savoir faire

      • A faire : décrire les métiers pratiqués, si nécessaire, les différents stades de valeur ajoutée, en précisant le niveau de qualifications professionnelles pour caractériser les emplois occupés.
      • A ne pas faire : détailler trop précisément les lignes de produits / services réalisés, et rentrer dans la technique spécifique à l’activité
    • Clientèle

      • A faire : segmenter la clientèle, par nature de besoins servis, par secteur industriel aussi, en utilisant la loi des 20 – 80 (20% des clients faisant 80% du CA), et montrer l’évolution de la composition du portefeuille client de l’entreprise
      • A ne pas faire : nommer les clients dans le dossier (même si l’acheteur a signé un accord de confidentialité pour accéder au dossier)
    • Moyens de production

      • A faire : lister les principaux matériels et équipements, en précisant leur âge, niveau de capacité utilisée, coût de re. vient horaire (en annexe la liste complète). Décrire les locaux et l’occupation des sols, avec des précisions sur le bail, si besoin. Evolution mensuelle des stocks.
      • A ne pas faire : oublier de préciser les moyens et méthodes de gestion : de la production, du commercial (devis), de la facturation, les moyens informatiques
    • Ressources Humaines

      • A faire : faire un tableau exhaustif de : matricule, poste occupé, salaire brut annuel, âge, ancienneté, en soulignant les éléments clés de l’entreprise. Indiquer s’il existe des liens familiaux.
      • A ne pas faire : faire un listing nominatif des employés
    • Structure, Actionnariat

      • A faire : dresser un organigramme simplifié situant les personnes clés de l’entreprise. Lister tous les actionnaires avec leur nombre de parts sociales
      • A ne pas faire : rentrer dans l’historique des différentes étapes ayant conduit à la structure et l’actionnariat  actuels
    • Donnés clés financières

      • A faire : résumer dans un tableau, sur les 5 dernières années : CA, Valeur Ajoutée, EBE, REX, RN, CAF, Trésorerie nette, Effectif. Et rien d’autre!
      • A ne pas faire : entrer, à ce stade, dans le détail des comptes de bilan et résultats. PAS AVANT LE CHAPITRE SUIVANT!
  • DEVELOPPEMENT STRATEGIQUE

    • Marché

      • A faire : donner une vision d’ensemble facilitant la compréhension du positionnement occupé par l’entreprise : là où elle est bien présente, là où elle est volontairement absente. Marché à découper en quelques segments de clientèles (voir plus haut)
      • A ne pas faire : faire l’impasse sur cette vision structurée du marché (si besoin vous faire aider pour réaliser cette partie)
    • Concurrence

      • A faire : nommer et qualifier les principaux concurrents sur chaque segment de marché
      • A ne pas faire : omettre de mentionner des concurrents sur des segments où votre entreprise est peu présente
    • Stratégie commerciale

      • A faire : faire un tableau de l’activité commerciale réalisée par chaque collaborateur. Qualifier le mode de prospection. Identifier les atouts différentiels de l’entreprise par rapport à la concurrence, sur chaque segment de clientèle. Expliquer, illustrer les critères de sélection de la demande, et donc tous les cas de non suivi de la demande
      • A ne pas faire : donner l’impression que vous êtes le leader sur votre marché. Peu crédible. Ou bien mauvaise segmentation du marché ( nous y reviendrons plus loin, dans un autre article )
    • Investissements à venir

      • A faire : à détailler sur chacun des plans techniques, humains, et financiers. A mettre en relation avec votre stratégie commerciale, et montrer ce qu’ils ont de différent des orientations des investissements des concurrents
      • A ne pas faire : faire croire qu’il n’y en a pas d’importants à réaliser. Cela majore artificiellement le cash flow des années futures. Le repreneur n’y croirait pas
    • Stratégies de développement possibles

      • A faire : caractériser 2 ou 3 scénarios possibles de développement de produits / prestations déclinés selon les segments de clientèles, avec ses avantages et ses inconvénients. Montrer votre choix tendanciel jusqu’à présent, et quelles compétences additionnelles seraient nécessaires pour choisir d’autres scénarios que l’actuel
      • A ne pas faire : considérer qu’il n’y a qu’une seule stratégie possible : la vôtre jusqu’à présent!
  • DOSSIER FINANCIER ET BUSINESS PLAN STRATEGIQUE

    • Analyse résumée des Comptes

      • A faire : les bilans et comptes de résultats sont à mettre en annexe. Ici il faut juste synthétiser les principales variations de quelques lignes clés : charges de personnel, sous traitance, variation de stocks, amortissements, charges financières, … qui peuvent expliquer les variations du REX ou du RN
      • A ne pas faire : remonter au delà de 3 ans en arrière. Cela ne sert à rien.
    • Trésorerie disponible

      • A faire : faire un graphique mensuel de l’évolution de la trésorerie, pour faire ressortir ses points hauts et bas, et dégager de ce fait la trésorerie excédentaire disponible
      • A ne pas faire : entrer dans des explications de détail de vos placements faits en temps voulu ou non. c’est secondaire. Il faut simplement comprendre le cycle habituel des rentrées et sorties d’argent
    • Retraitements éventuels

      • A faire : corriger, si nécessaire, des éléments de salaire concernant le dirigeant et des éventuels collaborateurs familiaux. Se caler sur des prix de marché usuels, et en tenir compte dans les REX et le RN
      • A ne pas faire : retraiter des événements non récurrents, sous prétexte de lisser des effets aléatoires d’activité. Il faut s’en tenir à la réalité stricte
    • Evaluation (DCF, multiples)

      • A faire : faire les principales hypothèses concernant les 6 éléments suivants : Activité (volume et prix), Compte de Résultat, Bilan, BFR, Investissements, Trésorerie, de façon à pouvoir appliquer les méthodes de DCF et de multiples de REX ou RN (Sujet sur lequel je reviendrai plus loin)
      • A ne pas faire : simplifier à l’extrême les hypothèses de CA et de charges, en appliquant des ratios tirés du passé. Cela n’apporte rien. Et comme diraient les financiers aujourd’hui : « Les performances passées ne sont pas nécessairement indicatives des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps »!

Voilà l’essentiel sur un excellent Dossier de présentation.

Voyez vous des choses essentielles pour vous n’y figurant pas?

Dites le moi tout de suite dans le commentaire ci-dessous. Et bon courage pour votre dossier stratégique de transmission de votre entreprise!

A bientôt. Merci.

Jacques Jourdy.