Comment récupérer la valeur de votre PME … pillée par votre associé

Comment récupérer la valeur de votre PME … pillée par votre associé ?

Voilà encore une histoire pas banale !

Le monde des PME est un enfer … et pas seulement d’impôts et taxes !

Mais ne vous découragez pas !
Un homme averti …

(version podcast, à écouter, ou télécharger (clic droit) en bas de l’article)

La reprise d’une PME de négoce spécialisé

  • De l’expérience d’un LBO dans un grand groupe … à la reprise en tant que personne physique

C’est l’histoire de Bernard.

Carrière dans de grands groupes pharmaceutiques, arrivé à la cinquantaine, Bernard décide de reprendre une PME dans le domaine de la santé, plutôt négoce ou distribution, CA de l’ordre de 50 à 100 M € de CA, in bonis.

Il cherche tous azimuts :

– les plateformes de petites annonces

– les réseaux personnels

– les banques

– les fonds d’investissement

Il fait partie de groupes de repreneurs, ce qui lui confère une image d’entrepreneur auprès de réseaux bancaires.

Finalement c’est la BPCE qui lui présente une société de distribution de produits d’optique, dans le sud de la France : une centrale d’achats plus une plateforme logistique. un peu moins de 20 M € de CA, résultat positif.

Il monte un LBO avec son apport et du love money (16,7 %), un fonds d’investissement (16,6%), des OC (12,5%) plus une dette senior (54,2%).

Montage d’avant la crise de 2008 … , nous sommes en 2003.

La contrepartie d’une croissance commerciale rapide …

  • Le développement rapide des ventes

Bernard se met à développer l’activité commerciale, un peu en sommeil avant son arrivée.

Il rachète un petit concurrent.

Croissance de 30% en 2 ans.

  • Le Directeur Commercial demande à être Associé, après 3 ans

Profitant de cette bonne santé financière, le Directeur Commercial demande à devenir Associé.

Chose possible grâce à la bonne volonté de l’un des actionnaires du love money.

Bernard arrive à le convaincre de vendre ses parts au Directeur Commercial, avec une faible plus-value.

Le développement se poursuit par l’intégration à sa société d’un groupement d’achat d’opticiens.

Les tentatives infructueuses de revente …

  • Première tentative en 2006:

Fort de cette croissance, Bernard, prudent, se dit que cette croissance ne va pas forcément continuer à ce même rythme et décide de mettre en vente la société.

Premier échec.

Pas de repreneur intéressé.

  • Deuxième LBO pour renforcer le développement commercial

Bernard poursuit alors le développement par une prise de position sur un nouveau marché, jusque là atomisé, à l’export.

Il acquiert de plus un nouveau groupement d’achat.

  • Deuxième tentative de revente en 2011 : nouvel échec

Cette fois le fonds d’investissement veut sortir.

Des contacts sont pris avec des repreneurs éventuels.

Mais les dossiers traînent.

Bernard doit se faire opérer à l’été 2011.

Arrive le coup de poignard dans le dos …

Il revient 6 semaines après son opération … et la Direction Commerciale a collectivement démissionné !

Bernard apprend alors que son équipe commerciale a été approchée par le dernier repreneur potentiel qui avait décliné la proposition de vente de l’été 2011 !

  • Commence alors un long travail d’avocat

Comment faire ?

L’avocat de Bernard va réaliser un travail minutieux (relevé de courriers, messages échangés) permettant de confondre à la fois le repreneur et le Directeur Commercial.

Lequel avait signé un pacte d’actionnaires

Un huissier se présente aux domiciles des 2 « malfaiteurs » et perquisitionne les ordinateurs contenant tous les messages incriminés.

Les deux coupables sont assignés au Tribunal de Commerce.

A titre de préjudice il leur est réclamé pas moins de 30 fois le résultat de la société !

  • Finalement Bernard est indemnisé

Une négociation s’engage, et une transaction aboutit,

SANS GARANTIE DE PASSIF,

avec un contrat de non concurrence,

et un « accompagnement » limité à 6 semaines.

Elles ont dû paraître longues à Bernard …

Conclusion :

Attention aux « faux repreneurs », qui peuvent être de simples « voyeurs », cherchant à s’informer sur la société à vendre, pour préparer un mauvais coup …

Attention aux associés « frustrés » d’une part au capital plus importante, tel ce Directeur Commercial.

Limitez les tentatives de mise en vente, ou bien, faites en sorte qu’elles aboutissent du premier coup, quel qu’en soit le prix.

Sinon le signal est trop clair vis-à-vis de vos collaborateurs.

Enfin redoublez d’attention lorsque vous devez vous absenter de vote société pour raison de santé.

 

Merci pour votre attention.

A la semaine prochaine pour un 3ème cas vécu, hors des sentiers battus …

Jacques Jourdy.

Vous sauriez même maintenant comment récupérer la valeur de votre PME … pillée par votre associé!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *