Le modèle économique ouvert avant cession votre PME

Quel serait le « modèle économique ouvert » avant cession de votre PME ?

Cinquième et dernier schéma de développement pérenne de votre activité de PME :

le « modèle économique ouvert ».

De quoi s’agit-il ?

Dans ce modèle économique, la création de valeur se réalise par la collaboration permanente avec des partenaires extérieurs, qu’ils soient fournisseurs ou clients.

Cela consiste à organiser une forme de « cross fertilization » (partage enrichi) des idées, des savoirs d’entreprises, qui se trouvent à l’extérieur de votre PME (en amont ou en aval)

et que vous pouvez intégrer dans le processus de création de valeur de votre propre entreprise.

(version podcast, à écouter, ou télécharger (clic droit) en bas de l’article)

Quelles sont les différentes formes du « modèle économique ouvert » pour une PME ?

Prenons un exemple concret : le processus de Recherche et Développement

Le « modèle économique ouvert » peut alors prendre 2 formes :

  • 1) Une création de valeur « entrante » : utilisation de compétences et savoirs extérieurs à l’entreprise

Votre entreprise va intégrer dans son processus de R&D des connaissances, des brevets et des innovations venues de l’extérieur, en fait d’autres secteurs.

Cela va se réaliser économiquement sous la forme de licence d’exploitation de la part du détenteur de la propriété industrielle d’origine.

Rien ne vous empêche alors de déposer vous-même un nouveau brevet, si vous respectez les termes de brevetabilité de cette nouvelle invention à partir de la technologie d’origine.

Mais sans nécessairement imaginer le cas d’une nouvelle invention, le transfert d’une technologie venant d’ailleurs peut vous apporter une solution à votre problème technique dans votre métier.

D’ailleurs, ce modèle ne s’applique pas uniquement à la R&D, mais peut concerner la fabrication, voire même les techniques de commercialisation.

Exemple : le Groupe Procter & Gamble est réputé pour avoir fait appel, dès les années 2000, à ce « modèle économique ouvert » pour démultiplier les résultats de R&D dans son Groupe.

Ils ont même développé une plate-forme pour faire participer leurs retraités aux recherches de solutions !

Eh oui ! il y en a des connaissances qui quittent l’entreprise au moment de la retraite … !

  • 2) Une création de valeur « sortante » : exploitation, valorisation de savoirs de l’entreprise dans d’autres secteurs

C’est bien sûr le modèle inverse : vos connaissances et innovations peuvent être valorisées à l’extérieur de votre entreprise dans d’autres domaines, sans aucun risque de concurrence pour votre activité.

Cela peut être vrai d’actifs de société non ou mal valorisés (propriété intellectuelle).

Exemple : un laboratoire pharmaceutique qui n’exploite pas des connaissances scientifiques sur des zones géographiques où elles ont un potentiel de résolution de problèmes.

Exemple : Une PME start up d’ »Innovation Ouverte»

Son activité se positionne à l’interface des 2 modèles « dedans <–> dehors »

1)    Elle a constitué et qualifié un vivier de chercheurs, toutes disciplines, à travers le monde

Leurs compétences et leurs références sont codifiées à travers un certain nombre de sites de référence, et la littérature scientifique accessible internationalement.

Au delà d’une description classique des compétences techniques de chaque chercheur inscrit, une analyse critique de ses références en solutions industrielles (et non simplement théoriques) est réalisée par cette start-up sur la base de technologies d’analyse sémantique (Web 3.0).

L’objectif est constituer le panel le plus vaste de connaissances techniques.

Car les meilleures inventions viennent très souvent « d’ailleurs » !

2)    Elle a une clientèle d’entreprises qui cherchent à résoudre un problème technique, au delà de leurs propres ressources internes

La problématique d’une entreprise cherchant à résoudre un problème non résolu par ses propres chercheurs, est de faire connaître le « challenge » au plus large public scientifique possible, pour obtenir des (éléments de) solutions.

Si c’est le cas, l’apporteur de la solution sera rémunéré pour sa contribution à la solution finale, sous forme de prime fixée à l’avance, et il laissera le droit d’exploitation de la solution à la société ayant émis la demande.

Une combinaison de plusieurs éléments de solution, de plusieurs chercheurs peut être également réalisée.

3)    Elle met en œuvre une plate-forme de rencontre entre ces 2 types d’acteurs, en créant un processus d’émulation entre chercheurs tout en garantissant la confidentialité des parties prenante.

La PME Start-up a donc développé des logiciels et toute une plate-forme de mise en relation entre ces acteurs potentiels.

Elle apporte sa valeur ajoutée à différentes phases du processus de mise en relation :

1) elle aide la société qui publie le problème, à le définir dans des termes qui permettent d’optimiser la capacité des chercheurs à répondre pour leur domaine de compétences

2) Elle entretient une relation approfondie avec certains chercheurs que son moteur de recherche a ciblés : explicitation du contexte, relance, émulation entre chercheurs (possibilité offerte aux chercheurs de se mettre en équipe)

3) Elle aide la société à sélectionner et combiner les éléments de solution proposés par les chercheurs pour arriver à constituer une solution la plus proche possible du problème énoncé

CONCLUSION :

L’idée de départ de cette start-up était de s’adresser aux grands comptes possédant déjà d’importantes équipes de R&D.
En fait l’expérience a montré qu’il y avait beaucoup de résistances dans les grands groupes : multiplicité d’interlocuteurs, processus de décision long et complexe, Département de R&D frileux, …

Donc ce sont des PME qui ont rapidement vu l’intérêt de cette solution, peu coûteuse au demeurant, et ne possédant pas d’équipe de R&D.

ACTION :

Pourriez vous imaginer l’apport d’une telle solution pour votre PME ?

Je veux dire d’abord en termes d’apport de solutions à des problèmes techniques dans votre activité ?

Deuxièmement de développer un système ouvert de partage avec des partenaires extérieurs, sur des sujets où vous avez de l’expertise à revendre, ou à trouver, mais pas forcément dans votre domaine d’activités ?

Voilà ce que recouvre le « modèle économique ouvert ».

 

J’attends vos réactions et questions.

Merci pour votre attention.

A la semaine prochaine.
Jacques Jourdy.

Vous savez maintenant comment faire fonctionner le « modèle économique ouvert » avant cession de votre PME !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *