Exploiter le modèle économique du Gratuit avant cession de votre PME

Comment fonctionnerait le modèle économique du « Gratuit » avant cession de votre PME?.

Quatrième schéma de développement pérenne de votre activité de PME :

le modèle économique du « Gratuit »

De quoi s’agit-il ?

(version podcast, à écouter, ou télécharger (clic droit) en bas de l’article)

  • Quelles sont les différentes formules du modèle économique de « gratuit » avant cession de votre PME ?

Ce modèle peut se concrétiser principalement sous 3 formes :

  • 1) Une offre gratuite reposant sur de la publicité

Schéma le plus ancien, remontant déjà au temps de la radio, puis plus récemment  des journaux gratuits, voire de la publication d’annuaires téléphoniques professionnels, comme les « Pages Jaunes »

L’utilisateur final ne paie pas l’accès à cette information, qui est pourtant coûteuse, parce que les professionnels font paraître des annonces publicitaires à destination des utilisateurs.

  • 2) Une offre initiale gratuite entraînant des ventes récurrentes de consommables à bonne marge

Ce schéma fonctionne aussi depuis longtemps, indépendamment d’Internet : si elle n’est totalement gratuite, l’offre de base est subventionnée, anticipant la consommation récurrente qu’elle va déclencher, elle bien rémunératrice.

Un vieil exemple est celui du rasoir jetable !

Aujourd’hui l’autre exemple mondial est celui des téléphones portables

  • 3) Une offre gratuite sur des services de base et un abonnement payant sur des services plus (modèle appelé Freemium »)

C’est la forme la plus récente, car elle a été développée grâce à internet et au numérique en général.

En effet elle est rendue possible, aujourd’hui, par la capacité de stocker une masse d’informations, puis de la diffuser par le canal internet, le tout pour un coût minime.

Ce modèle concerne une grande variété de consommations :

– le stockage – partage – diffusion de contenus (musique, photos, videos – Deezer, Flickr, Picasa, …),

– la communication point à point par internet (audio et video – Skype),

– … etc.

Exemple : Une PME d’édition d’applications pour iPhone

Son activité se rangeait plutôt dans la 2ème catégorie, ci-dessus

1) Une clientèle de masse disposant gratuitement d’un moteur de recherche sur les applications iPhone existantes.

Il y a deux ans environ, il existait environ 250 000 applications pour iPhone.

On estimait que le marché allait encore exploser.

La prévision à 3 ans était de 500 000 applications iPhone.

Aujourd’hui, nous sommes déjà à 800 000 !

Donc le constat était le suivant : les utilisateurs d’Iphone ne pouvaient pas identifier et choisir facilement une application répondant à leur besoin.

Il fallait inventer un moteur de recherche spécifique pour cela.

Ainsi en copiant le modèle du moteur de recherche de Google pour du texte à une recherche d’application iPhone, cette recherche serait aussi gratuite.
Mais à la différence de Google, celle-ci n’était pas compensée par des revenus publicitaires affichées sur le moteur de recherche, mais par …

2) Une clientèle de développeurs d’applications iPhone cherchant à obtenir des feedbacks sur ses produits

La problématique des développeurs était de mettre en ligne (sur Appstore d’iTunes) leurs produits et ils recevaient juste des rapports d’Apple sur les téléchargements effectués et leur rétribution.

Mais aucun contact avec l’utilisateur final, c’est à dire les fameux avis tant recherchés de la communauté d’utilisateurs.

Sauf à créer des sites internet dédiés, solution lourde et peu usitée.

Le logiciel qu’avait développé cette PME permettait de réaliser ce chaînon manquant pour la relation entre développeurs et utilisateurs.

  • 3) Un abonnement payant pour les développeurs et des « services plus » payants pour les utilisateurs

Cette information étant capitale pour les développeurs, elle était bien sûr payante selon différentes formules

– selon la richesse de l’exploitation des données réalisée,

– et le nombre d’applications suivies.

Et les utilisateurs grand public pouvaient également disposer d’un abonnement premium pour gérer une liste importante d’applications et échanger des listes d’applications avec d’autres utilisateurs à travers les réseaux sociaux.

La boucle était ainsi bouclée selon le modèle de plate-forme multi-faces avec un modèle économique de Freemium (Free + Premium).

 

CONCLUSION :

Une très grande majorité de nouvelles applications Internet s’appuie sur ce modèle concernant le marché B to C,

ou, du moins, s’en approche par des prix d’entrée très bas et un volet payant.

Il est vrai que dans le marché du B to B, le service apporté représente toujours une valeur pour le client pro, et que, donc, il n’est pas difficile de le proposer payant.
Le tout ensuite est une question de pricing.

Et là rien ne vaut les tests, tout simplement, pour connaître la véritable valeur à laquelle le marché est prêt à payer.

 

ACTION :

Vous êtes peut-être loin de ces modèles reposant sur l’économie numérique !

Mais souvenez vous, cela ne s’applique pas qu’au numérique : l’édition, la communication, l’événementiel ….

A vous d’imaginer un modèle annexe à votre activité de cœur de métier, dans lequel vous pourriez faire quelques tests sur de tels services dans votre secteur professionnel.

 

Voilà pour le modèle économique du « Gratuit ».

J’attends vos réactions.

La semaine prochaine : 5ème et dernier cas d’application à un de mes dossiers : le modèle «Ouvert»!

Merci pour votre attention.

A la semaine prochaine.
Jacques Jourdy.

Vous savez comment faire fonctionner le modèle économique du « Gratuit » avant cession de votre PME !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *